A l’école de la République

masculin-feminin-ecole

 

Si le coeur t’en dit,

Ce que la non-mixité veut dire

non mixité femmes noires

Réaction (un peu tardive) aux propos honteux tenus par la droite, la gauche et (même ?) la Licra sur le festival afroféministe Nyansapo organisé par le collectif Mwasi / et au débat sur la non-mixité en général – qui, depuis Nuit Debout, fait beaucoup parler.

Les réunions non-mixtes me semblent nécessaire pour plusieurs raisons :

  • Dans des assemblées mixtes, les personnes catégorisées comme dominées ont moins de chances de prendre la parole, car le temps de parole est monopolisé par les « dominant-e-s » ;
  • Dans les assemblées mixtes, l’agenda aussi est déterminé par les « dominant-e-s » : le débat est toujours ramené à des problèmes qui les concernent, et donc il n’y pas de possibilité de discuter vraiment des problèmes qui touchent les « dominé-e-s » ;
  • Les assemblées non-mixtes sont un espace sécuritaire, où on n’est pas exposé-e à des micro-agressions, ou au regard masculin, et où on se sent donc plus libre de prendre la parole ;
  • Les assemblées non-mixtes rassemblent des personnes informées, ce qui permet de réfléchir plus en profondeur à certains problèmes politiques, alors que dans les assemblées mixtes, le temps est bouffé par le besoin d’éduquer les personnes non informées (les hommes, les femmes blanches, par exemple) ;
  • Surtout, la non-mixité choisie est un moyen d’auto-émancipation ; les réunions non-mixtes sont faites par et pour les opprimé-e-s, et sont l’occasion pour ces personnes de parler des oppressions qu’elles subissent, de les définir, sans que personne ne décide à leur place (ce qui peut arriver dans les assemblées mixtes, où la parole des dominant-e-s a toujours plus de crédit).

5 bonnes raisons de soutenir la non-mixité

Christine Delphy : « La non-mixité, une nécessité politique » sur lmsi.net

 

Pour rappel : le racisme anti-blanc, ça n’existe pas. Le sexisme anti-mec, non plus. La hiérarchisation, ça ne peut fonctionner que dans un sens (du haut vers le bas).

« J’avais jamais pensé au genre des passages piétons »

ENGLISH TRANSLATION BELOW

PQSSQGE PIETONNESpassages piéton2passage piétonnes 3

Last summer, the town council of Valencia decided to feminize half of the city traffic lights.

It’s a Spanish friend who told me about it.

‘What do you think about the new firelights in Valencia? -It’s awesome! But it would be even more awesome if there was 100% of ladies! -But then it’s not equality anymore, right? -Yep, but that’s to compensate with decades of under-representation of female pedestrians! »

I absolutely needed to write an e-mail to Anne Hidalgo (Paris mayoress)

(E-mail reads) ‘Dear Madam, I have a great idea to make Paris a nicer city’

I talked about it around me.

(Talking with a friend) ‘So when you cross the street, on one side there’s male pedestrians and on the other side it’s female!  -But Cléo -That’s the future! -But don’t you think that it’s absolutely sexist and normative to represent girls with skirts? -Shit, you’re damn right… But that’s true that I’ve never thought about the gender of pedestrian walkways before. Does that mean that the little pedestrian is actually just a human being?  -No, it’s definitely a guy. Don’t get caught by the myth of the universal masculine. -But then what are we going to do? -Let’s just ungender the pedestrian walkways!  -Great! And instead of humans it could be animals! -Yep! Like rabbits, or frogs’

(They’re typing the e-mail) ‘Dear Anne, to live in a city first means to feel represented. -Or ‘to recognize oneself in its streets?’ -No, that’s way too pretentious. ‘It is as citizens that we address to you… -That we address you this complaint.’